L’analyse profane – L’avenir d’une illusion et Le malaise dans la culture [Freud]

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À partir d’une lecture de : FREUD, S. (2015). L’analyse profane, L’avenir d’une illusion, Le malaise dans la culture et Autres textes : 1926-1930. In Œuvres complètes en psychanalyse, Tome XVIII. Paris, PUF.

psychanalyste-pas-cher-92Dans La question de l’analyse profane (1926), Freud tente de protéger l’usage de la psychanalyse des lois abusives et des médecins, alors que dans L’avenir d’une illusion (1927), il tente de protéger la psychanalyse contre les religieux. Le premier article est une réaction à certaines condamnations/accusations portées à la psychanalyse au travers du cas de Théodor Reik. Pour Freud, le plus important n’est pas de se demander si le psychanalyste est ou non médecin, mais s’il a fait l’expérience de la psychanalyse et s’il l’a étudiée avec précision. En cela, il explique aussi pourquoi les médecins ne doivent pas être idéalisés ou présentés comme les seuls à pouvoir pratiquer la psychanalyse, parce que dans l’essence même de leur métier et de leur formation il y aurait incompatibilité : « On ne peut pas conduire d’une même main à la fois un traitement organique et un traitement psychique » (p. 71).

« On protège les médecins contre moi, comme si je les avais, d’une manière générale, déclarés inaptes à l’exercice de l’analyse et comme si j’avais donné le mot d’ordre de tenir à distance tout renfort médical. Voilà qui n’est pas de mon intention. Ce qui vraisemblablement a pu donner cette apparence, c’est qu’il m’a bien fallu, dans ma présentation d’inspiration polémique, déclarer encore plus dangereux que les profanes les analystes médecins non formés » (p. 85).

L’avenir d’une illusion (1927) m’a surtout fait réfléchir à ces patients qui souffrent du poids de la société et qui développent une grande hostilité envers elle, face aux « sacrifices que la culture attend d’eux pour permettre une vie en commun » (p. 146). Cet article propose d’expliquer le rapport que l’individu entretient avec la culture, et pose la question de l’avenir de la civilisation. Le malaise dans la culture (1930) poursuit bien cette théorisation, en proposant un pont entre le rapport de l’individu à la culture et à la mort et le rapport de l’individu au dogme religieux. Dans ce texte, Freud pose l’idée que la culture est édifiée sur le renoncement pulsionnel (conformisme et inhibition). Ensuite, il articule le sentiment de culpabilité à la loi symbolique, au père et au sur-moi. Le questionnement central de cet article est celui de l’origine du besoin religieux. Pour répondre à cette question, Freud fait le lien entre ce besoin et les sentiments de désaide infantile et de désirance pour le père.

Dans Fétichisme (1927), Freud précise que le fétiche représente non pas le substitut de n’importe quel phallus, mais celui du phallus de la mère. Le fétiche aurait pour utilité de se préserver d’une angoisse de castration : « Il [le fétiche] reste le signe du triomphe sur la menace de castration et la protection contre elle » (p. 127). Freud pose l’hypothèse de trois destins face à l’angoisse de castration : surmontement, homosexualité, création d’un fétiche.

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